école des filles, le spectacle
L’ECOLE DES FILLES / in nomine matrice
On éduque les animaux, les enfants… et les femmes !
Le spectacle est né d’associations d’idées inspirées de cette drôle d’idée de « l’éducation des femmes » et de textes écrits en un siècle où le thème de l’éducation était en vogue.
In situ, in vitro, in petto, in utero… le cadre de jeu une fois défini comme champ d’expérimentation, une fille, fillette, jeune femme, femme et un homme, vaguement dompteur, répétiteur, tuteur, pasteur, acteur, sont placés au centre du dispositif. Deux voix off scandent et rythment les séquences, clin d’œil à la situation de La Dispute de Marivaux et en même temps, écho aux débats à la chambre des députés qui auront lieu un siècle, puis deux siècles, puis trois siècles plus tard.Quelques chants et chansonnettes, aussi, mêlés à des chansons de notre siècle, histoire de s’amuser et de rendre hommage à la chanson populaire qui a connu son âge d’or au XVIIIème siècle…
Les textes
-Les textes en off sont extraits d’un projet de loi anonyme du XVIIIème siècle, portant défense d’apprendre à lire aux femmes, ainsi que de sa réponse, anonyme et féminine : les femmes vengées de la sottise d’un philosophe d’un jour.
-Les textes qui constituent la trame de « l’expérience in situ » sont extraits du livre 1 des Contre confessions de Madame D’Epinay.
-Les textes des « expériences in vitro 1 et 2, in petto et in utero » sont tirés de L’Emile de Jean-Jacques Rousseau, ainsi que d’un extrait de traité de maintien de l’époque, celui du chevalier de Londeau.
-Le texte final est constitué des premières lignes du préambule à la déclaration des droits de la femme, de Olympe de Gouges
Avec
Claire Conan-Vrinat & Christophe Querry
Mise en scène
Anne-Laure Lemaire
Costumes
Anne-Emmanuelle Sigros
Scénographie
Emilie Faïf
Durée du spectacle : 1h15
*Le principe du montage de textes repose sur l’idée qu’il est possible ou probable de créer des liens, implicites ou explicites, entre les choses, à quelque niveau que ce soit : sémantique, chronologique, de conséquence, d’opposition... Tout est affaire de relief, d’intuition et d’habileté d’acteur !
Si l’on choisit des textes d’origines diverses, sans liens apparents entre eux, par la magie du montage et celle du théâtre, on parviendra à raconter une histoire…
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