autres impressions de spectateurs....

Publié le par nw

« Le jeu des acteurs est tout simplement impressionnant, très expressif, très dôle, très dynamique, très physique. Il s’agit effectivement d’une prouesse physique, occuper la scène durant plus d’une heure sans décor, avec deux acteurs n’est pas chose aisée, on est proche de la sollicitation physique d’un one-man-show. L’actrice joue tour à tour une petite fille sage, une femme savante (à la manière d’une femme objet) une femme objet et une femme soumise. L’acteur possède comme rôle notable le bonimenteur, le prêtre américain (avec des accents de star du rock n’ roll) et le possédé (torturé par une poupée vaudou). Les jeux de danse, de transformation en objet ou de personnages caricaturaux sont touchants, très précis.
Le sujet de cette pièce est l’éducation des femmes. En remontant au fil du temps, on découvre le chemin parcouru jusque là. On demande à la petite fille qu’elle réponde à nos questions et elle est punie pour avoir trop travaillé.
En remontant plus loin, un homme éduque une femme à la bienséance en ne faisant que la dompter comme un animal. Plus loin encore, la femme est mise en vente comme un robot ménager.
Par un jeu grotesque et suggestif, on nous fait rire de ces images dégradantes pour mieux nous faire culpabiliser.
Une actrice attachante martyrisée au long de l’histoire, sur qui la raison même rejette la faute. Si les interprétations peuvent être variées, la pièce ne laisse pas indifférent.
En conclusion, un divertissement très réussi et audacieux, qui fait réfléchir, que demande le peuple !»
 
JULES, lycéen.
«  J’étais curieuse de voir comment les textes du XVIIIème siècle avaient pu engendrer… une pièce de théâtre ! Or, pour moi, il en est d’une pièce comme d’un parfum : il y a une note de départ, puis une note de cœur, enfin une note de tête. Note de départ ? Un texte de Rousseau. Dame ! Où allions nous avec ça ? Et bien avec ça on arrive très vite sur une note de cœur, car tout s’enclenche avec brio dans un spectacle frais, vivant, innovant. Les textes n’y sont pas malmenés, ils sont dépoussiérés avec humour ! On y trouve de l’irrévérence, de la moquerie, de l’esprit, de l’action. C’est jubilatoire et j’ai beaucoup ri. On ne tombe jamais dans l’outrancier. Le message passe, ironique, sur cette façon de dresser (d’éduquer, vraiment ?) les filles, les femmes, toujours « au service » des hommes. Je salue la performance des deux acteurs qui portent tout cela avec talent, avec un ton juste et un plaisir évident. La note finale ? Un vrai moment de bonheur ! avec toujours intact, toujours posé, le problème encore actuel –hélas- de la condition féminine ! »
 
MARIANNE
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Publié dans nw-theatre

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