Vol au dessus d'un nid de mouettes...
Chose promise...
Semaine dernière, présentation du travail des élèves de terminale de l'option théâtre du lycée Diderot de Langres. Nous avions de nouveau choisi de travailler cette année sur une pièce de Tchékhov : la Mouette.
A raison de deux heures de travail par semaine, nous avons monté un spectacle de ...deux heures !
D'aucuns connaissent mes réserves, quant à cette manière d'envisager le cours, qui laisse de côté un véritable travail de base, necessaire pour le théâtre bien sûr, mais aussi pour la vie de tous les jours.
J'ai bien souvent l'impression de faire de la mise en scène plus que d'enseigner le théâtre... même si de toute façon, tout cela se rejoint....
Toujours est-il que ce fut une belle chose.
Ils se sont bien battus.
Il y eu de très très beaux moments, des moments drôles ( oui je suis sûre que tout ça doit aussi faire rire ) et des moments de grâce, où on a envie de se mettre à genou.
Et puis j'ai appris une chose, au moins, durant ces deux années Tchékhov : On peut tout jouer , à n'importe quel âge. Je me posais des questions de maturité émotionnelle. Mais ce sont des bêtises, et la celèbre phrase de Vitez, sur le fait qu'on n'a pas besoin d'un Danois pour jouer Hamlet (prince du Danemark) a pris tout son sens.
Ca fait naître de nouvelles envies, autour de la tragédie, par exemple. Car oui, il faut être très jeune pour se jeter à corps perdu dans l'émotion et le sentiment.
Ce que j'ai trouvé très beau, c'est leur générosité. Au sens de Descartes : s'estimer soi-même à sa juste valeur.
Alors pour ça "qui est en eux, qui n'est pas que d'eux mais qui ne peut pas être sans eux ", merci infiniment.
(C'est je crois une définition donnée de la foi, Benoît me corrigera si je me trompe; Ca convient très bien me semble -t - il à la magie du théâtre.)
AL
ps: bientôt des photos, quand ma mystérieuse mouette mâle aura trouvé un moyen de me les faire passer...
Semaine dernière, présentation du travail des élèves de terminale de l'option théâtre du lycée Diderot de Langres. Nous avions de nouveau choisi de travailler cette année sur une pièce de Tchékhov : la Mouette.
A raison de deux heures de travail par semaine, nous avons monté un spectacle de ...deux heures !
D'aucuns connaissent mes réserves, quant à cette manière d'envisager le cours, qui laisse de côté un véritable travail de base, necessaire pour le théâtre bien sûr, mais aussi pour la vie de tous les jours.
J'ai bien souvent l'impression de faire de la mise en scène plus que d'enseigner le théâtre... même si de toute façon, tout cela se rejoint....
Toujours est-il que ce fut une belle chose.
Ils se sont bien battus.
Il y eu de très très beaux moments, des moments drôles ( oui je suis sûre que tout ça doit aussi faire rire ) et des moments de grâce, où on a envie de se mettre à genou.
Et puis j'ai appris une chose, au moins, durant ces deux années Tchékhov : On peut tout jouer , à n'importe quel âge. Je me posais des questions de maturité émotionnelle. Mais ce sont des bêtises, et la celèbre phrase de Vitez, sur le fait qu'on n'a pas besoin d'un Danois pour jouer Hamlet (prince du Danemark) a pris tout son sens.
Ca fait naître de nouvelles envies, autour de la tragédie, par exemple. Car oui, il faut être très jeune pour se jeter à corps perdu dans l'émotion et le sentiment.
Ce que j'ai trouvé très beau, c'est leur générosité. Au sens de Descartes : s'estimer soi-même à sa juste valeur.
Alors pour ça "qui est en eux, qui n'est pas que d'eux mais qui ne peut pas être sans eux ", merci infiniment.
(C'est je crois une définition donnée de la foi, Benoît me corrigera si je me trompe; Ca convient très bien me semble -t - il à la magie du théâtre.)
AL
ps: bientôt des photos, quand ma mystérieuse mouette mâle aura trouvé un moyen de me les faire passer...
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