chambre d'ami
Le 1er mars dans votre librairie préférée la Chambre de philippe Bonilo aux éditions Arléa. C’est un très très beau chant d’amour entre une jeune femme et un homme. Pour les courageux Philippe est l’invité de Patricia Martin sur france Inter demain mardi matin à 6h20...
Je viens de voir deux spectacles plutôt exceptionnels… un de frank Castorf, dans la Jungle des Villes, de Brecht, et un autre, Mac Beth , Shakespeare par Jürgen Gosch, dans le cadre du festival de théâtre standart idéal, à la mc 93 de bobigny.
Le spectacle de Castorf est fabuleux comme miroir de la pornographie et de l’obscénité ambiante. C’est violent et fascinant. Je vois ça comme une reflexion sur la façon qu’a notre époque de coller au réel, le nez contre la vitre.
Le Mac Beth d'hier après midi c’est autre chose. Shakeaspeare nu, dans le sang (des bidons et des bidons), et la farine. Des acteurs, que des hommes, 7, de tous âges, nus dans la teinture rouge, quelques tables et des chaises en plastique. Les moyens du théâtre sont simples, ancestaux : l’acteur recouvert de farine devient un fantôme, l’acteur jouant Lady (torse nu, jupe plissée, perruque longue noire, talons) monte sur une table pour monter dans la tour, la chaise retournée devient un cheval, les tables, la marmites des sorcières, puis un chemin. Au cœur, le jeu des acteurs, impudiques, magnifiques. Et comme chez Casorf, le plaisir et l’émotion de voir des corps, des vieux corps, des gros corps. Des corps. Pas seulement des plastiques de jeunes acteurs frais sortis des écoles.
La salle se vide tout au long du spectacle de poignées de spectateurs, et ceux qui restent, à la fin, sont debout, presque dix minutes pour applaudir les acteurs. Je n’avais jamais vu ça !
Les allemands sont véritablement en train d’inventer depuis une dizaine d’années, un avenir réjouissant pour le théâtre.
AL
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