Mardi 8 septembre 2009

Suivez  la résidence Usine/Roman au Lycée Professionnel de Langres  sur ce blog :

http://notreusineestunroman.blogspot.com/

Les autres activités de la compagnie,( comme la naissance d'un atelier théâtre adultes/ados en ville les mercedis soir à partir d'octobre...), figureront toujours ici même...

bonne rentrée à tous,
AL

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Jeudi 23 juillet 2009
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Vendredi 17 juillet 2009

K. Malévitch, suprématisme

à partir du mois de septembre, nous serons en résidence au Lycée Professionel Les Franchises de Langres autour de la création de Usine/roman, installation-spectacle autour de Notre usine est un roman.

Bientôt en ligne et en lien, le blog qui sera consacré à cette aventure...

bon été à tous,

AL

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Mercredi 1 juillet 2009

extrait de café Müller, en 1978.

La chorégraphe et danseuse allemande Pina Bausch est morte mardi 30 juin à l'âge de 68 ans, a annoncé le Tanztheater de Wuppertal, en Allemagne, dont elle dirigeait la compagnie depuis 1973. Sa mort, à l'hôpital, fut "inattendue et rapide, cinq jours après qu'on lui eut diagnostiqué un cancer", a indiqué la porte-parole, précisant qu'"elle était encore dimanche dernier sur scène avec sa compagnie."

Philippine Bausch était née le 27 juillet 1940 à Solingen, dans la Ruhr, où ses parents tenaient un hôtel-restaurant-café. A tout juste 15 ans, elle intègre l'école pluridisciplinaire autour de la danse fondée par Kurt Joos à Essen, avant de partir, en 1958, pourNew York avec une bourse pour la Juilliard School. Cette danseuse déliée y triomphe, mais revient quatre ans plus tard dans son pays natal pour diriger la compagnie attachée à l'école d'Essen.

En 1973, Pina Bausch accepte la proposition d' Arno Wüstenhöffer, qui dirige l'opéra de Wuppertal de prendre en main la compagnie de danse classique. D'entrée de jeu et en moins de quatre ans, elle s'empare avec férocité d'Iphigénie en Tauride, d'Orphée et Eurydice, du Sacre du printemps, des Sept pêchés capitaux, de Barbe-Bleue, toutes partitions illustres dédiées au thème de la victime sacrifiée, reniée, meurtrie. Confrontée à Gluck, Stravinsky, Weill et Bartok, elle expose son ambition et crûment la violence, surtout celle exercée à l'encontre des femmes, la domination des hommes.

Toujours basée à Wuppertal, mais invitée régulièrement à l'étranger – notamment chaque saison au Théâtre de la Ville à Paris depuis trente ans –, elle organisait aussi des résidences avec toute sa compagnie dans les métropoles du monde entier, pour puiser la matière de ses nouveaux spectacles. Elle a signé une quarantaine de créations, dont Café Müller (1978), Nelken (1982), Danzon (1995), Masurca fogo(1998), Nefes (2003), largement encensées par la critique et reprises. Cette grande dame de la danse contemporaine laisse aussi derrière elle une compagnie d'une quarantaine de danseuses et danseurs.


article paru dans Le Monde
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Mardi 23 juin 2009

Je vous invite à lire cet article d'Anne Bérélowitch  plaidoyer pour les options artistiques sur le site de skohle.
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Lundi 1 juin 2009

 James Thiérée est metteur en scène, acteur, acrobate, danseur et magicien... il est aussi le petit-fils de Charlie Chaplin.
Son nouveau spectacle "Raoul" sera au théâtre de la Ville, à Paris, en décembre-janvier.
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Vendredi 8 mai 2009
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Vendredi 8 mai 2009
..."Accusez-vous vous même de ne pas être assez poète pour appeler à vous ses richesses. Pour le créateur rien n'est pauvre. Il n'est pas de lieux pauvres, indifférents."
R.M. Rilke, lettres à un jeune poète
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Vendredi 3 avril 2009

La Gitane de Zeugma, mosaïque,
musée archéologique de Gaziantep, Turquie
illustration de couverture de Zeugma, mémoire biblique et déluges contemporains,
de Marc-Alain Ouaknin, aux éditions du Seuil



"Penser vraiment est une forme de risque, de combat.
Il est impossible de penser "sans contradictions, véhémences, remords, sans cette forme de de fureur indignée d'un buisson ardent qui jette les idées et les émotions les unes contre les autres dans une exaltation perpétuelle".
J'ai écrit ce livre avec cette conscience toujours claire que "les idées très fortes débouchent sur des certitudes, et là où il y a des certitudes, l'art est impossible" (Antonio Lobo Antunès). A ces certitudes je préfère la fragilité, dans laquelle s'inscrit la littérature, "ce très fragile langage que les hommes disposent entre la violence de la question et le silence de la réponse".
La littérature est une tâche ardue, "car ce n'est pas de répondre qui est difficile, c'est de questionner, c'est parler en questionnant"(Roland Bartnes).

*
Je me souviens de mes lectures de Bachelard; qui insiste toujours pour dire que l'enfant nait avec un cerveau inachevé, et non pas avec un cerveau inoccupé. L'esprit suit une maturation qui ne conduit pas nécessairement à un cerveau "achevé", mais à un cerveau toujours ouvert à d'autres transformations et d'autres maturations.
Je pense à la Huitième Elégie de Duino où Rilke écrit :

De tous ses yeux la créature voit
l'Ouvert. Seuls nos yeux sont
comme à rebours, posés tout autour d'elle
ainsi que des pièges, cernat sa libre issue.
Ce qui est au dehors, nous le savons seulement
par la face animale ; car le jeune enfant déjà
nous le ployons et contraignons pour qu'il voie en deça
ce qui a figure  et non l'Ouvert...


Au commencement tout est "Ouvert", flux, dynamique, libre. La créature sent, palpe, respire, existe pleinement, elle est !
Mais dès que les yeux se fixent et deviennnent "regard", le monde prend forme. L'Ouvert soudain se fige, il devient "monde". Même sans intention de mainmise, simplement en prenant acte de ce qu'il rejoint, le regard arrête, donne contour, déjà fixe l'apparence offerte.
Le regard vers le monde constitue le monde, mais en même temps le voile et l'occulte.
De même l'enfant : nous le ralmenons par force vers l'en -deça, vers ce qui a figure, frontière et contour. Nous stoppons son élan et la fluidité de son élan pour qu'il acquière comme nous cette efficace du regard, où la force maintenue de l'élan est appliquée au seules fins de susciter une présence qui soit figure, tronquée mais définie et soustraite au vertige.
Nous voulons qu'il ait comme nous ce recul et cette halte, cette distance qui définit, sépare avec soin le fini de sa confuse infinité. L'enfant s'y soumet, acquérant peu à peu ce sérieux du regard à l'encontre de ce qui eût été la pleine vue de la créature, libre et sans contrainte, et s'y tient, accédant au monde à mesure de ce mouvement contraire, inversé, rentré. Ce sont les pièges qui cernent la libre issue.
Vivre, c'est garder précieusement le sens du "et pourtant" ou du "malgré". Le monde est monde de finitude, et pourtant nous pouvons (devons) retrouver l'Ouvert et nous élever à l'infini. Malgré les pièges qui cernent la libre issue, la créature peut retrouver le chemin d'en-haut et de la lumière infinie (là nous sommes au-delà de Rilke, qui conclut la Huitième Elégie de façon plus pessimiste.)"

extrait  de Zeugma, mémoire biblique et déluges contemporain, Marc-Alain Ouaknin éditions du Seuil.
Premier livre,premier chapitre,deuxième cahier, Rimski-Korsakov, 3. zeugma et littérature

AL
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Mardi 10 mars 2009


"La simplicité, c'est ce qu'il y a de plus précieux dans l'art. Mais chaque artiste a sa propre conception de la simplicité. Il y a la simplicité de Pouchkine, et il y a la simplicité du primitif. Il n' y a pas de simplicité accessible à tous et compréhensible par tous, pas plus qu'il n'y a, en art, de "juste milieu". L'artiste doit arriver à sa propre simplicité, qui ne ressemblera pas du tout à celle d'un autre. La grande simplicité en art, c'est ce à quoi on arrive, et absolument pas ce dont on part. C'est un sommet, pas une base."  extrait de Vsevolod Meyerhold dans la collection mettre en scène Actes-sud papiers. Introduction, traduction et choix de textes de Béatrice Picon-Vallin

AL
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